× INTRO ×

Voici plus de 500 annonces afin de vous faire (re)découvrir le meilleur de la pub. La sélection se porte principalement sur la ‘formulation’, la rédaction des accroches plus que sur le concept, mais parfois cela s’entremêle. (Cette liste n’est pas exhaustive, on en a oublié plein. Désolé.)


× STRUCTURE×

Ce dossier est composé d’annonces en français et en anglais, en premier vous verrez les campagnes, parfois elles sont rangées par secteur, parfois par créatifs, puis des annonces seules. Au fil de l’article quelques créatifs interviendront pour parler d’une annonce coup de cœur.
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La sélection en français se base sur des festivals de pub tel que le club des DA, des sites consacrés à la rédac (tel Titrisme, le Slogan, la République des Rédac,…) mais aussi sur la participation de CR officiants dans les principales agences. (Merci les Camensuli, Dumas, Bouchet, Lassalle, Roux, Assouline, Cusenier, Marchand, Tauleigne, Lucas, Aerts, Dermaux, Attia, Miege, Bredontiot, Marchand, Dupin, Lenoble, Rebbot, Daltroff…)
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La sélection en anglais n’est qu’un aperçu de la production anglophone tant elle est vaste. Les annonces viennent des sites de festivals, de livres et de blogs de pub tel que le merveilleux ‘Stuff from the loft’ (certaines viennent aussi de nos rédacs français). Merci à Lætitia Lantieri d’avoir traduit les annonces anglaises.

 

× POUR ALLER PLUS LOIN ×

Voici une sélection de livres qui présentent de chouettes campagnes ou propos sur la publicité écrite (si vous n’en avez lu aucun, c’est pas tip top).

Well Written and red (The Economist, 35€) – Great VW ads (38€) – The Copy Book (15€ en petit format – la bible des rédacs, existe aussi en français) – Ogilvy on advertising (15€) – Bill Bernbach’s book (110€) – Read me (10 lessons for writing great copy) – Nouveau ? ( 9€ – Joe la pompe) – C’est quoi l’idée ? (15€, Philippe Michel) – Langue de Pub (30€) – Le monde de la pub (20€)

Vous pouvez vous abonnez à @effet_de_cr sur instagram ou twitter qui reprend la base de données de cet article, et poste 1 annonce par jour pendant 1 an. (C’est la promo 2019 de SupdeCréa qui a développé ce prolongement digital, merci à eux.)

       


× LES ANNONCES×


« Allez, je fais une pause et je regarde quelques annonces »

 

Si vous voyez des erreurs, si voulez apporter un complément dans les crédits
ou m’envoyer d’autres annonces ->
gregory@ferembach.com

Merci et bonne lecture !
Gregory

   

 

 

 

 

 

 

 

 

  

   

 

     

Oui fm
Rédac : Gabriel Gaultier, Olivier Camensuli,
Virgile Lassalle…
Da : Stéphane Richard
Dc : Gabriel Gaultier
Agence : Leg
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Oui fm
Rédac : Gabriel Gaultier, Fred Lutge (Bashung)
Da : Stéphane Richard
Dc : Gabriel Gaultier
Agence : Leg

 

cr : Roland Martin

 

 Eurostar
Rédac : Virgile Lassalle
Da : Stéphane Richard
Dc : Gabriel Gaultier
Agence : Leg

cr : Frédéric Beigbeder

 

 cr : Gabriel Gaulthier et Didier Aerts

cr : Thierry Lebec

cr : Thierry Lebec 

cr : Jean-Christophe Royer

   
cr : Patrick Maillet

 

 

cr : Georges-Mohammed Chérif    

 
cr : Georges-Mohammed Chérif

   

 cr : Thierry Lebec 

  cr : Didier Aerts

da : Benedicte Potel

OLIVIER ALTMANN

Parce que c’est sans doute la meilleure annonce écrite par le meilleur rédacteur : David Abott.
Parce que c’était une simple annonce pour la fête des pères et que c’est devenu la meilleure pub pour un whisky.
Parce que pour valoriser la marque l’auteur a eu l’intelligence de valoriser le destinataire.
Parce qu’il a puisé dans la (sa ?) vie les vraies insights qui toucheraient tout le monde.
Parce que de simples mots s’ils sont justes peuvent générer plus d’émotion que n’importe quel photo.
Parce que cette annonce pourrait toujours être diffusée aujourd’hui.
Parce qu’on a tous un papa qui même si il n’est plus là mérite qu’on lui dise qu’on l’aime.

 

TRADUCTION
Parce que je te connais depuis toujours.
Parce un vélo Rudge rouge a un jour fait de moi le plus heureux des petits garçons. 
Parce que tu m’as laissé jouer au criquet sur ta pelouse.
Parce que je t’ai vu t’amuser à faire la danse du ventre, un torchon autour de la taille.
Parce que ton chéquier s’est toujours montré très généreux avec moi.
Parce que notre maison était toujours remplie de livres et d’éclats de rire.
Parce que tu as sacrifié un nombre incalculable de samedis pour me voir jouer au rugby.
Parce que tu n’as jamais été trop exigeant avec moi, mais que tu ne m’as jamais non plus laissé m’en sortir comme ça.
Pour toutes les nuits que tu as passées à ton bureau à travailler pendant que je dormais.
Parce que tu ne m’as jamais imposé une de ces gênantes conversations sur le miel et les abeilles/sur les choux et les roses.
Parce que je sais que quelque part dans ton portefeuille et il y a une coupure de journal complètement jaunie qui parle de mes exploits universitaires.
Parce que tu m’as toujours fait cirer mes propres chaussures en exigeant que je les fasse briller comme un sou neuf.
Parce que tu t’es souvenu de mon anniversaire 38 fois sur 38.
Parce qu’encore aujourd’hui tu me sers dans tes bras quand on se retrouve.
Parce que tu achètes encore des fleurs à ma mère.
Parce que tu as un bon nombre de cheveux blancs et que je sais que je ne suis pas complètement innocent à l’affaire.
Parce que tu es un grand-père merveilleux.
Parce que grâce à toi, ma femme a le sentiment de faire partie de la famille.
Parce que la dernière fois que j’ai voulu t’inviter à déjeuner, tu as suggéré d’aller chez Mac Donald.
Parce que tu as toujours été là quand j’avais besoin de toi.
Parce que tu m’as laissé faire des erreurs et que tu ne m’as jamais « je t’avais prévenu ».
Parce que tu essaies de faire croire que tu n’as besoin de lunettes que pour lire.
Parce que je ne te dis pas assez merci.
Parce que c’est la Fête des Pères.
Parce que personne ne mérite un Chivas Regal plus que toi.

Un état qui met autant de monde sur écoute ne peut pas avoir que des raisons politiques.

Aucun Tour opérator ne vous emmènera jamais là où le reggae vous transporte

Le Fric réussira eut-être là où les flics la drogue et les gangs ont échoués. Avoir la peau du rap.


La Folk où comment disséquer l’être humain avec un simple micro

L’exorcisme c’est faire sortir le démon du corps, le funk c’est exactement l’inverse

Dans l’histoire du jazz il y a eu des prénoms marquant comme Miles, Theolonious ou Katherina

Vu comme l’occident pille les richesses de l’Afrique, on tremble pour ses musiciens.

Ne pas bouger sur du ska c’est mauvais signe.


L’Inde a 2 façons de vous scotcher à une siège : un concert de sithar ou un verre d’eau.

Radio Nova
Rédac : Jean-françois Bouchet
Da : Jessica Gérard-Huette
Dc : Les 6
Agence : Y&R

Musée de la Grande Guerre de Meaux
Rédac : Jean-françois Bouchet
Da : Emmanuel Courteau
Dc : Alexander Kalchev
Agence : DDB

Musée de la Grande Guerre de Meaux
Rédac : Jean-françois Bouchet
Da : Emmanuel Courteau
Dc : Alexander Kalchev
Agence : DDB

Médecin du monde
Rédac : Jean-françois Bouchet
Da : Emmanuel Courteau
Dc : Alexander Kalchev
Agence : DDB

PIERRE-DOMINIQUE BURGAUD

Pas facile à écrire cette accroche. Dire le nom du produit, expliciter le « plus produit » (le luxe), énoncer ce qu’engendre le plus produit sur le consommateur (l’impression d’être riche donc d’avoir un chauffeur) et terminer sur une blague irrévérencieuse. Le tout en un direct au menton. Les parenthèses font un peu vieille publicité aujourd’hui, mais je trouve encore moderne la façon « jetée », sèche, dont sont écrits les mots. Sans fioritures. Pas de conditionnel, du présent. Pas de tentative de rendre l’humour moins caustique, plus « consumer friendly ». L’idée rédigée brutalement. Mais avec classe.

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Comme tout le monde, j’ai une faiblesse pour les accroches qui claquent. La langue anglaise est parfaite pour ça. Sa concision, ses sonorités. Et je ne doute pas qu’il y aura dans ce dossier tout un tas d’annonces typo anglaises/américaines que j’adore. Pourtant, volontairement, je choisis une accroche en Français. Longue, écrite, moins connue, sans aucune chance dans les prix internationaux. Elle s’inscrit dans un courant de la publicité française qui m’a donné envie de faire ce métier.  Le CLM des années 1980/1990, les rédacteurs Eric Galmard (pour cette annonce) et Pascal Manry. J’aime la spécificité française qu’il y a dans cette annonce. Il y a du style, de la poésie, de la personnalité. On parle de la diversité des boutiques en racontant une histoire qui ne semble pas commerciale. C’est alambiqué, on fait confiance à l’intelligence du lecteur. C’est tout ce qu’on doit apprendre à ne pas faire dans les écoles. La longueur, la complexité, deviennent vecteur d’impact.

  

   

   

France 5
Rédac : Virgile Lassalle
Da : Stéphane Richard
Dc : Gabriel Gaultier
Agence : Jesus
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France culture
Rédac : Virgile Lassalle
Da : Stéphane Richard
Dc : Gabriel Gaultier
Agence : Jesus
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Mikado
Rédac : Virgile Lassalle
Da : Stéphane Richard
Dc : Gabriel Gaultier
Agence : Jesus
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Metrobus
Rédac : Virgile Lassalle
Da : Stéphane Richard
Dc : Gabriel Gaultier
Agence : Jesus
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Rédac : Virgile Lassalle 

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cr : Virgile Lassalle
Da : Stéphane Richard
Dc : Gabriel Gaultier
Agence : Leg

  

cr : Didier Aerts 
agence : Altmann&Pacreau

 

 

JEAN-FRANÇOIS BOUCHET

Les grandes annonces ne se nourrissent pas toujours d’un insight fort, elles peuvent reposer sur la maestria du rédacteur, la beauté d’une image ou une blague à ce point hilarante qu’elle emporte le morceau. Ce n’est pas le cas ici. L’intérêt de la campagne réside avant tout dans l’approche intelligente du sujet. Comme dans le poster The Economist qui demandait au lecteur : « Would you like to sit next to you at dinner? », chaque annonce fonctionne sur le mode de l’interpellation et pousse à l’introspection, à s’interroger sur sa propre existence, à remettre en question son quotidien. Car chacune nourrit l’idée, ô combien ironique, qu’un simple objet, aussi anodin soit-il, peut avoir vécu davantage que vous. Les accroches défient le lecteur et l’invitent, par un récit bien mené, à suivre un tel exemple… En entamant un long voyage en SUV. CQFD.

 

     

(cliquez sur l’image pour l’agrandir)

Traduction du crayon :

L’histoire de ce crayon vaut le définitivement le coup qu’on l’écrive. Et la vôtre ?

On pourrait l’appeler le crayon numéro 2, mais son histoire n’a rien de secondaire. Tout a commencé il y a des années quand les planches d’un bois provenant d’une forêt de cèdres en Suède, du carbone du Brésil, un petit morceau de gomme fabriqué en Malaisie et un anneau de métal extrait au Mozambique ont été réuni dans une usine de la campagne australienne. Comme si ce début très international n’était pas suffisant, ce qui était alors devenue « le crayon numéro 2 » a été envoyé à l’autre bout de la planète où il a commencé à écrire 32sec, parfois 45sec, mais le plus souvent 23sec avec de l’ail dans un restaurant de plats chinois à emporter du centre-ville de Vancouver. Par un beau dimanche, le crayon fraichement taillé est parti visité le Parc National du Yosemite dans la poche d’un chef qui rêvait d’être artiste et passa de prendre des commandes à quelque chose de bien plus excitant : crayonner une grande cascade, un chevreuil, deux écureuils ainsi que 36 touristes en train de faire la queue aux toilettes. Oh, et puis aussi un guide touristique très impatient. Mais la virée du crayon orange ne s’arrêta pas là. On le fit tomber par terre dans le bus et il roula jusqu’à la porte ouverte d’où il tomba dans la petite ville de Mariposa. Un peu plus tard, il fût ramassé par un couple de hippie qui l’utilisa pour maintenir en place un chignon de dreadlocks et pour écrire 3 chansons folk pendant leur voyage en voiture vers Big Sure. Ils l’oublièrent par mégarde à une cabine téléphonique vers San Simeon, mais un routier du Minnesota le trouva et le remis sur la bonne voie. Salut, route 66 ! La route n’avait rien d’ennuyeuse. Le crayon put rembobiner toutes les cassettes de compilations du routier, gratter son crâne chauve un bon nombre de fois et failli ne pas survivre aux dents pointues d’un auto-stoppeur un peu stressé avec plongé dans ses mots croisés pendant sa route vers la Nouvelle Orléans. Après avoir vu des choses que peu de crayons ont vu à l’occasion d’un mardi gras complètement dingue, notre ami s’est retrouvé par hasard sur l’oreille d’un adorable grand-père rendant visite à son petit-fils en passe de devenir astronaute à Cap Canaveral. Et c’est là qu’il attend désormais, rangé dans son équipement spatial à côté d’un magazine de sudoku, déjà prêt pour la plus grande de ses aventures. Et vous ? Vous êtes allé où récemment ?

Il est l’heure de se bouger.

Vous attendez quoi pour bouger ?

cr : Didier Aerts

 

cr : Jean-Christophe Royer

cr : Pierre-Dominique Burgaud

Embarquez 5 fois plus de femmes qu’avec une Lamborghini

cr : Pierre-Dominique Burgaud

Smart : cr : Sébastien Duhaud

 

Renault éléctrique

 

Rédac : Didier Aerts
Agence : Publicis

cr : Gabriel Gauthier

cr : Anne-Cécile Tauleigne

Transilien

cr : Thomas Reichlin-Meldegg
da : Nicoals Verdeau
dc : Benoit Devarrieux

 

Toyota
cr : Daniel Fohr
da : Hervé Riffault
agence : Australie

 

 


« Mon grand frère a une Harley, Maman m’a dit qu’il s’appelait Dave »


« 

Vous est-il déjà arrivé de rencontrer un étranger que vous avez immédiatement reconnu comme un frère ?

« 

« Rien qu’en la regardant, vous avez déjà commis 4 des 7 péchés capitaux. »

« Je pourrais être votre grand-père. Peut-être même que je le suis. »

« Pendant ce temps-là, dans un avion, quelqu’un est en train d’essayer d’ouvrir un sachet de cacahuètes. »

Bien sûr il y a des raisons rationnelles d’acheter une nouvelle Porsche, mais on ne va pas vous ennuyer avec ça.

Il suffit de faire un tour avec pour comprendre pourquoi la plupart des génies (double sens avec ingénieur aérospatial) sont allemands.

Peut-être qu’on en construira une autre le mois prochain. Peut-être pas.

C’est comme les enfants. Vous ne pourrez pas comprendre tant que vous n’en aurez pas.

Virez le chauffeur.

Promis avant de les vendre au grand public, on va enlever les autocollants.

Depuis le temps que vous achetez la « Porsche des grille-pains », la « Prosche des chaînes stéréo » et la « Porsche de tout ce qui se fait », peut-être que vous êtes enfin prêt pour la Porsche des voitures.

Vous n’en avez peut-être pas une dans votre garage, mais vous en avez sûrement une dans un coin de la tête.

Si cette voiture ne vous rend pas dingue, vérifiez votre pouls. Vous êtes probablement mort.

Au-dessus de 5000 tours-minute, le bruit du moteur augmente pour couvrir les cris des passagers.

Si vous voulez aller plus vite, vous ne couperez pas au plateau repas d’une ligne aérienne.

Allez, soyez honnête. Quand vous étiez petit, vous rêviez d’avoir une jour une Nissan ou une Mitsubishi ?

Grâce à elle, votre maison paraît plus grande.

Ils disaient que c’était impossible. Effectivement.

C’est moche mais ça marche.

Comment économiser pour acheter une Porsche.

« La Dolomite Sprint vous emmène de 0 au Tribunal en 11.4 secondes »

DasWeltAuto
cr : Patrice Dumas

Ça n’arrive pas à tout le monde de conduire la voiture dans laquelle on a été conçu.

 

 

OLIVIER CAMENSULI

2004. Alors que dans les agences parisiennes, tout le monde s’échine à faire des « idées visuelles à la Vervro », l’intrépide Thomas Reichlin-Meldegg n’hésite pas à nous raconter des histoires de voitures abandonnées à leur triste sort à cause de Transilien. C’est touchant, drôle, et paradoxalement très humain. Et cette idée de prénommer les voitures par leur plaque d’immatriculation, quel génie ! Le tout est servi par une direction artistique impeccable et sans chichi de Nicolas Verdeau, intemporelle et indémodable, comme on savait si bien les faire chez Devarrieuxvillaret.
Merci messieurs.

      

Juge. Jury. Procureur. Cour suprême fédérale. Le tout bien emballé dans un teeshirt à rayures noires et blanches.

Vous ne comprenez peut-être pas, mais nos 24 millions de lecteurs oui.

Les arbres te provoquent. Le sable te met au défi. L’eau t’appelle. Et après ça on va dire que le golf et un sport tranquille.

La différence entre manger des céréales et avoir sa photo sur le paquet.

C’est un monde où un fan qui attrape une balle de base-ball peut se faire des millions de dollars. Et où le fan renvoie la balle.

La chaussette porte-bonheur. Achetée le 16 janvier. Portée le 17 janvier… Lavée le 9 avril.