
Bonjour JBMA, vous êtes un team qui sort de stage quel a été votre parcours ?
On a tous les deux opté pour un bac L.
Emma a poursuivi avec un BTS communication visuelle (graphisme) et JB avec un BTS communication des entreprises. Puis, nous nous sommes rencontrés à Sup de Pub Paris il y a deux ans, en troisième année de création. Nous avons eu l’occasion de faire des stages en agences, chez ETO, McCann Paris et MRM en tant que CR pour JB, et chez Glamour, DASSAS et Lowe Stratéus en tant que D.A. pour Emma. Nous venons de clore nos études par un stage de six mois chez Leg ensemble.
Vous cherchez un premier job, ça se passe comment ?
Bien, les retours sont positifs dans l’ensemble mais les places sont chères ces temps-ci.
Nous poursuivons actuellement notre grand tour des agences. Il est vrai que nos poches sont plus remplies de rencontres, d’anecdotes et d’encouragements que de pépètes pour l’instant, mais nous sommes sur la bonne voie !
Quelles anecdotes ?
La plus insolite : entretien sur le trottoir des Champs avec un créa de Publicis qui se reconnaîtra ![]()
La plus inattendue : un entretien avec un créa de Marcel qui n’avait pas le temps et nous a directement envoyé dans le bureau de son DC.
La meilleure, c’est avec Éric Galmard… Nous avions (et avons toujours) beaucoup de mal à joindre Olivier Moine chez BDDP. Éric nous a proposé d’appeler le standard en se faisant passer pour lui, pour remonter jusqu’à Olivier : une petite blague qui selon lui le fera rire !
Vos potes de promo ils s’en sortent comment ?
Les bons élèves ne font pas forcément les meilleurs publicitaires ! On a des amis qui sont déjà en poste dans les agences où ils ont fait un stage (l’un d’entre eux vient d’être embauché chez DDB), beaucoup qui continuent les stages dans l’idée de décrocher un job. Quelques uns sont partis à l’étranger (Londres, Singapour, Canada…) et sont super contents des expériences qu’ils y vivent.
Pourquoi vous n’essayez pas à l’ étranger ?
C’est un cercle vicieux : pour partir travailler à l’étranger il faut de l’argent, pour avoir de l’argent il faut avoir un travail… Mais idéalement on partirait bien pour Amsterdam, Londres ou l’Asie après un ou deux ans à Paris.
Comment faire pour éviter ces longues périodes de stage ? Est-ce vraiment obligatoire ?
Il ne faut pas l’éviter si les stages restent un passage, et non un statut permanent. Nous avons bien plus appris au cours de nos stages qu’à l’école et c’est normal. Il faudrait cependant faire une différence entre les stagiaires débutants et accomplis : avoir le même salaire quand nous observons ou quand nous travaillons réellement sur des campagnes, c’est assez frustrant ! Les stages sont aussi l’occasion de savoir dans quelles agences nous nous sentons le mieux pour travailler et de se faire une idée du marché actuel.
Vous avez hésité a faire de la pub ? Qu’est ce qui vous a donné envie d’en faire ?
Inévitablement, les idées.
Nous aimons tous les deux imaginer, créer et concevoir. La publicité est un des rares domaines qui permet de s’adonner à une pratique « artistique » au quotidien (qu’ils s’agisse de l’écriture, de la photographie, du graphisme…) tout en gagnant convenablement sa vie.
C’est dur d’être stagiaire, ça c’est passé comment ?
Comme pour tout le monde, c’est un passage obligatoire pour faire ses preuves et se réaliser.
Une épreuve souvent éprouvante mais avec de bons moments de rigolade et de rencontres décisives pour la suite. Honnêtement, nous souhaitons tous abandonner au plus vite notre casquette de stagiaires pour endosser officiellement celle de créatifs.
Vous avez rencontré qui ?
Un créa, ses potes, son DC et ses amis DC ![]()
En fait, on a commencé par passer des coups de fils au petit bonheur la chance avant de rencontrer des personnes qui nous ont fait partager leurs contacts qui nous ont eux-mêmes recommandé à d’autres créatifs de leur entourage…
Parlez nous de deux trois choses que vous avez faites en pub qui vous ont marquées
C’est le tout début pour nous mais nous sommes plutôt contents de notre print « Nonfm » pour le week-end spécial »Protest songs » sur Ouïfm. Nous nous sommes beaucoup amusés chez Leg sur les budgets Ouï et Eurostar.

Vous faites quelque chose en parallèle de votre métier ?
JB compose & écrit / MA dessine & colle des bouchons sur du plexiglas.
JB tu écris et composes quoi ?
J’écris des nouvelles sur l’émotion et l’instant, des petites tranches de vies…
On peut en trouver une ou deux ici :
http://www.outrereve.com/modules/news/article.php?storyid=1605
Pour ce qui est de la musique, j’essaie plein de choses mais le temps manque. Je joue du rock alternatif en amateur et je chante (avec quelques amis pubards). Je n’ai pas mis mes derniers morceaux en ligne, mais vous pouvez écouter les anciens là :
MA tu fais des installations ? Ça donne quoi ?
Je gribouille régulièrement sur Moleskine, beaucoup d’histoires drôles, de la typo et quelques dessins d’observation. Mais tout est dans mon sac et ma tête, rien sur Internet ! D’autre part, je suis sur un projet de portraits en bouchons en plastique collés sur de grandes plaques de Plexiglas. Pour l’instant, j’ai une Marylin d’1m20x90 et j’attends d’en faire plusieurs pour exposer.


Le truc qui vous fait halluciner dans ce métier ?
MA : La réputation qu’il a.
JB : Ce métier.
Quelle sont les pub qui vous ont le plus marquées, vos références ?
MA : Pour l’émotion : « Snowman » de Magistral (Grey), pour la réalisation : « Tests de rapidité » de Google Chrome (BBH), récemment pour l’intelligence du dispositif : « QR Code Subway store » de Tesco (Cheil), pour l’humour : « Cats with Thumbs » de Cravendale (Wieden Kennedy), et pour le dénouement étonnant : « L’homme idéal » de GQ (DDB) et »Destiny » d’Axe (Ponce).
JB : Pour l’idée et la réflexion : « Télétransporteur » d’Andes beer (Del Campo Saatchi & Saatchi), pour l’audace : « Pepsi vs Coke, vending machine » de Pepsi, pour la réalisation : « Ombres chinoises » de Volkswagen (Grabarz & partner) et pour rigoler : « Nolan’s cheddar ».
« QR Code Subway store » de Tesco (Cheil),
Celle que vous auriez aimé faire ?
Sûrement la campagne print et outdoor pour la Fondation Abbé Pierre par BDDP Unlimited.

Vous avez des modèles de créatifs dans la publicité ? des gens qui vous inspirent ? pourquoi ?
Nous ne sommes pas allés chez Leg par hasard, nous avons vraiment reçu un grand coup de pouce de Clémence Cousteau à notre arrivée et il y a vraiment du lourd à la Jambe. Nous avons également rencontré Éric Galmard récemment qui nous a reçu avec beaucoup de gentillesse et de générosité.
MA : Je prends beaucoup de plaisir à relire de temps en temps le petit bouquin malin de Paul Arden (ex-DC Saatchi & Saatchi GB) « Vous pouvez être ce que vous voulez être ». Criant de vérité !
Vous pensez que le milieu publicitaire va évoluer de quelle manière ?
Le digital a pris une place très importante dans la publicité ainsi que le développement du contenu de marque. De nouveaux métiers apparaissent pour que les agences soient en contact permanent avec les consommateurs. De notre côté, il faut toujours être en veille, et ne pas trop s’éloigner de la réalité de la société. On espère juste pouvoir évoluer dans un milieu toujours favorable aux idées nouvelles et fraîches peu importe la forme qu’elles prennent après.
Vous avez un mail pour que les DC qui lisent quotidiennement ce site vous contactent ?
Un mail : contactjbma@gmail.com, un composite en ligne : www.jbma.fr mais aussi un facebook, un twitter, un foursquare, un linkedIn, un viadeo, un google +, un téléphone-fax et un vieux tamtam…
// Mise à jour, JB et MA ont été embauché chez Buzzman puis chez Les Gros Mots //









1 comment
40centimes says:
août 2, 2011
Intéressant ! Une preuve (même s’il n’en fallait pas) que l’on peut avoir une expérience moindre et avoir des choses à dire… Mais ça met une fois de plus le doigt sur le problème des stagiaires, ou plutôt de l’emploi !!
Bon courage à vous !!