Bonjour Caroline, tu es chez BDDP&Fils quel a été ton parcours ?
Comme je dessinais un peu, j’ai d’abord fait l’ESAAT à Roubaix puis des études secondaires dans une école d’art graphique en Belgique, Saint Luc où j’ai obtenu une sorte de BTS de Publicité.
J’ai débarqué à Paris pour faire un premier stage de 3 mois chez Leo Burnett puis un deuxième chez BDDP&Fils.
Je suis arrivée en pleine révolution, Olivier Altman était sur le point de partir et Benoit Schmider essayait temps bien que mal de s’asseoir dans le fauteuil d’Olivier (Fauteuil qui s’est par la suite avéré être un siège éjectable)
J’ai fait la connaissance d’Aurore De Sousa, nous nous sommes plu et nous avons commencé à travailler ensemble sous l’œil bienveillant de Damien Bellon et de Thierry Albert. Je dois dire qu’on en a chié parfois mais quelle belle époque.

Depuis combien d’années travailles tu dans le milieu de la publicité ?
Depuis 2004.

Tu as de la famille des contacts proches qui travaillaient dans ce milieu avant d’y entrer ?
Non, mais je viens d’une école belge, Saint Luc.
Quand on quitte cette école avec notre diplôme et notre maigre expérience, on nous encourage à appeler les anciens de l’école. C’est donc tout naturellement que j’ai appelé Charles Guillemant qui m’a en suite présenté mes futurs papas, tontons et grands frères pubards: Thierry Albert, Olivier Camensuli, Damien Bellon, patrice « chouchou » Lucet, Laurent Bodson, Laurent Duvoux, Eric Thomé… J’ai beaucoup appris avec eux et j’ai vraiment eu beaucoup de chance de les avoir près de moi à mes débuts.

Tu as hésité a faire de la pub ?
Hésité ? Non pas une seconde. Mais j’aurais pu renoncer, si je ne m’étais pas fait embaucher très vite parce que Paris + un salaire de stagiaire… pas vraiment compatible.

Qu’est ce qui t’as donné envie d’en faire ?
J’ai toujours été la seule à ne pas aller faire pipi pendant la coupure pub, ça doit venir de là… Ha oui et un stage avec Pierre-Dominique Burgaud : Wahou.

Tu travailles avec qui et sur quoi chez BDDP@Fils ?
Je travaille avec Aurore De Sousa.
Un peu tous les sujets mais là, tout de suite je bosse sur la Fondation Abbé Pierre et une prospé.

Parles nous de deux trois choses que tu as faites en pub qui t’ont marquées
Ma toute première annonce sortie pour La Poste. Surement pas la meilleure mais la plus marquante ça oui, j’étais très fière et maman aussi.

Un shoot bling bling dans la gallérie des glaces de Versailles et un film Viagra tourné dans la cave de l’agence avec Zéro tune.

Un film Fondation Abbé Pierre avec Cantona. Je crois qu’il a été très impressionné de me rencontrer ou peut-être l’inverse…

Tu fais quelque chose en parallèle de ton métier ?

Je poste mes dessins sur facebook en espérant que ça fera sourire quelques uns de mes 293 amis, un grand brun occupe pas mal mon temps et je milite pour la réouverture de la main jaune.

Dans ton métier quel est ton meilleur souvenir ?
Quand on a gagné les Best Yet. On ne s‘y attendait pas du tout. Grâce à ça, on a pu être logées dans une suite au festival de Cannes et savoir ce que ça faisait de vomir du Get 27 dans un évier en marbre noir.

Et le pire ?
A chaque fois qu’une campagne tombe à l’eau pour des raisons obscures. Je ne m’y ferai jamais.

Le truc qui t’a fait le plus halluciner ?
Que Fred Royer portait le catogan avant de ne plus rien porter du tout.

Ce que tu pensais pas faire un jour ?
Rencontrer le king.

Quelle sont les pub qui t’ont le plus marquées ?
Celle-là :

celle-là aussi :

ça :

hahaha ça :

HA HA HA :

et pleins d’autres.

Celle que tu aurais aimé faire ?
Un film avec des dizaines de chatons pour faire rager Marielle Postec.

Tu as des modèles de créatifs dans la publicité ? des gens qui t’inspirent? Pourquoi?
Les gens qui ne se la racontent pas malgré leur succès : Olivier Camensuli, les Royer, Faustin Claverie.
Les gens qui écrivent comme ils respirent…Et bien sûr Aurore De Sousa ma muse et femme de chambre.

Si tu commençais la pub aujourd’hui, tu irais ou ?
Chez Betc.

Tu vois quoi comme changement depuis tes débuts ? Et tu penses que le milieu va évoluer de quelle manière ?
C’est de plus en plus compliqué de sortir une campagne. C’est de plus en plus difficile d’avoir les moyens pour la réaliser. C’est de plus en plus difficile de passer les tests…

Et tu penses que le milieu va évoluer de quelle manière ?
Je ne sais pas comment ça va évoluer mais en tout cas j’espère qu’avec le temps ce sera de moins en moins difficile de sortir une campagne, de moins en moins difficile d’avoir les moyens pour la réaliser, de moins en moins difficile de passer les tests…