Bonjour Olivier tu es rédac chez LEG, quel a été ton parcours ?
Deug de Sciences Economiques, puis Maîtrise et DESS Marketing-Publicité au CELSA.
Premier stage en agence au commercial chez HDM (devenu depuis Euro RSCG). En me baladant dans les étages, j’ai vu des créatifs travailler, et j’ai trouvé que ça avait quand même l’air beaucoup plus marrant. J’ai donc fait un book, puis des stages chez Leo Burnett et Young & Rubicam.
J’ai ensuite été embauché dans une toute petite agence qui s’appelait Ayer/Magnin, qui a ensuite fusionné avec une autre petite agence qui s’appelait Résonnances. Moi qui rêvais de CLM, DDB et BDDP, je me suis retrouvé à écrire des mailings pour le Savour Club et des spots radio pour Ici Paris. Mais au moins ça ma filé la gniaque.
Heureusement, j’ai fait une campagne pour la Collection Harlequin (et ouais…) dont deux affiches ont été sélectionnées dans le livre du Club des D.A. Ca m’a pas mal aidé quand j’allais présenter mon dossier, et ça m’a ouvert quelques portes.

En 1995, après avoir fait 4 ou 5 fois le tour des agences avec mon dossier, Jean-Claude Jouis m’a embauché chez BDDP (merci au passage à Anne de Maupéou ainsi qu’Holden et Noël qui lui avaient parlé de moi).
En 1998, Olivier Altmann m’a proposé de le suivre au moment de la création de BDDP&Fils.
En 2004, j’ai suivi Olivier quand il a quitté BDDP&Fils pour Publicis.
En 2010, Gabriel Gaultier m’a proposé de rentrer chez Leg. Comme je ne voyais pas de raison de dire non, j’ai dit oui…

Depuis combien d’années travailles-tu dans le milieu de la publicité ?
Depuis 1990.

Tu travailles avec qui et sur quoi chez Leg ?
Je travaille en team avec Sébastien Pierre, qui travaillait auparavant chez DDB. Jusqu’ici, nous avons bossé principalement sur Nike (lancement du maillot de l’équipe de France), SFR, et Eurostar (en cours de production).

Parles nous de deux trois choses que tu as faites en pub.
Ouhlala, c’est dur ça, ça vieillit tellement vite la publicité. Je pense que mes 3 boulots préférés sont le film Air Liberté avec l’hôtesse de l’air qui finit par faire un bras d’honneur aux passagers (c’est vieux, ça date de 1999, mais je trouve qu’il n’a pas trop vieilli), le film Orange « Rewind City », et le film Nike Cyrano de Bergerac.

En print il y a aussi la campagne pour Les Echos et celle pour Wonderbra.

 

Tu fais quelques chose en parallèle de ton métier, une passion ?
J’ai une passion absolument dévorante pour le surf.

J’ai une dizaine de planches, le premier site internet que je consulte le matin est un site de surf, j’organise mes vacances en fonction des endroits où je vais pouvoir surfer et mes week-ends en fonction des horaires des marées et des prévisions de houle, j’ai appris à mes enfants à surfer pour que ma femme arrête de m’engueuler parce que je ne passais pas assez de temps avec eux à cause du surf, je bosse bénévolement pour un magazine de surf et j’essaye régulièrement de caser une scène de surf dans mes scripts histoire de pouvoir surfer pendant le tournage (ça a réussi une fois). En fait je crois que ça m’intéresse beaucoup plus que la publicité.

 

Tes enfants, ils ont quelle perception de ton métier, ils comprennent ce que tu fais  ?
J’ai beau leur dire que ce n’est pas un boulot facile et rentrer un soir sur deux d’une humeur de merde à la maison, ils s’imaginent que je passe la moitié du temps à glander les pieds sur le bureau à raconter des conneries, et l’autre moitié en tournage au soleil ou à jouer à Call of Duty (pour Call of Duty, c’est pas tout-à-fait faux).

Elle vient d’où cette passion pour le surf ?
Il suffit de se mettre une seule fois debout sur une vague pour comprendre.

Avant Sébastien avec quels autres DA as-tu fricoté ?
Plein ! A mes débuts chez BDDP, tous les juniors bossaient ensemble à tour de rôle, en fonction des disponibilités et des affinités de chacun. Donc j’ai bossé avec Damien Bellon, Hervé Lopez, Marianne Fonferrier, Olivier Raygade, puis Andrea Leupold avec qui j’ai été en team pendant 3 ans chez BDDP&Fils. Ensuite, j’ai travaillé avec Sylvain Thirache (ça a duré 3 semaines !), Robin Delestrade, Laurent Bodson. Puis Frédéric Royer chez Publicis (6 ans, mon record…).

Dans ton métier quel est ton pire souvenir ?
Pas vraiment de pire souvenir. Des hauts et des bas, mais faut pas déconner, c’est juste de la publicité.

Et le meilleur ?
Les parties de baby-foot dans le hall de BDDP&Fils. Je commençais à avoir un bon petit niveau, mais depuis j’ai tout perdu.

Le truc qui t’a fait le plus halluciner ?
Un client qui, en pré-production, jetait systématiquement tout le stylisme parce qu’il n’aimait pas les couleurs, et dont on a découvert pendant le tournage qu’il était Daltonien.

Ce que tu ne pensais pas faire un jour ?
Prendre une déviation de la tête d’Alou Diarra en pleine gueule pendant un tournage. ça fait très mal.

Tu fais partie de quelle génération de créas ?
La génération qui sait ce que signifie « Letraset », « Umatic » et « ça part par coursier chez Dahinden ».

Quelle est, historiquement, la pub qui t’a le plus marquée ?

Celles que tu aurais aimé faire ?
Des tonnes bien sûr.
Peut-être ce vieux film pour Volkswagen avec un type qui partait de chez lui dans sa Coccinelle en pleine tempête de neige, et qui finissait par une voix off qui disait : « Ne vous êtes-vous jamais demandé comment le gars qui conduit le chasse-neige, va jusqu’au chasse-neige ? ».

Sinon il y a des signatures que j’aurais adoré écrire : « La France, on devrait y aller plus souvent ». « Nous vous devons plus que la lumière ». « Il y a moins bien mais c’est plus cher ». « Pas facile de choisir entre Rivoire et Carré ». « Lu et approuvé. »…

Tu as des modèles de créatifs dans la publicité ? des gens qui t’inspirent ? pourquoi ?
Je suis absolument fan de tous les « rédacteurs qui rédigent » comme Jacques Krajka, Manry, Galmard, Delacourt, Quessada, Noël, Fichard, Altmann, Gaultier, Tauleigne, Davallan, De Surmont, Fohr, Marchand, etc…

Si tu commençais la pub aujourd’hui, tu irais où ?
Chez Leg-Biarritz.

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